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Boycott Divestment Sanction : Naissance et mort d’une religion.

Au départ, il y eût une Torah réduite à seule mitswa, au pshat limpide :
« Un produit israélien, tu ne consommeras point. »

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bds_graphicRachi Barghouti, le grand commentateur de la Torah,  prît tout de même  soin de préciser que le verset désignait par consommer aussi bien l’acte lui-même que celui de cuisiner et de tirer profit. Jusque ici, tout allait bien.
Les fidèles antisionistes listèrent alors méthodiquement l’intégralité des produits israéliens qu’ils consommaient jusque-là pour en trouver des alternatives sioniste-free.
Remplacer le Coca par le Gazouz fût aisé, de même que remplacer la datte Medjoul par sa cousine tunisienne. Une conséquence de ce boycott religieusement appliqué fût même une réduction du pourcentage d’obèses en France. Sans Starbucks, Coca et autres Mac-Do, il ne restait à nos boycotteurs qu’à se faire un café turc avec un croquant, pâtisserie levantine très prisée du côté de Mossoul (communément appelée étouffe-chrétien).

bds court 4Les premiers problèmes herméneutiques surgirent lorsque Rachida Bouzouzi saisit la Haute Cour Rabhinique sur l’utilisation de la Rasagiline, la molécule israélienne traitant de la maladie de Parkinson. Elle disait se trouver face à un dilemme terrible : soigner son père avec cette molécule israélienne, et ainsi contribuer à la mort d’environ 20 bébés palestiniens et demi (elle avait fait le calcul) ou bien épargner ces innocents bambins et laisser mourir son papa chéri la’ziz dans d’atroces souffrances.

Les membres du Beth-Din, le tribunal rabhinique furent alors divisés en deux camps : les littéralistes d’un côté, arguant que le verset était clair et ne laissait pas la place à une interprétation plus souple, Dura Lex Sed Lex (hommage au petit al-Dura) et les tenants de la liberté d’interprétation de l’autre. Leur raisonnement était le suivant : en cas de force majeure et seulement s’il y a sakanat nefashot, on peut autoriser à administrer ce médicament, à condition toutefois de lui apposer une étiquette « Rasagiline, pour être belle comme Yasmine, certifié hallal bli israïl », et ce afin d’éviter que cet usage exceptionnel, dû à une horaat chaa, n’ouvre une brèche dans la pratique de la Loi.

C’est ainsi que les débats commencèrent. De responsa en volumes de Talmud, toute une littérature se fit jour pour traiter des graves problèmes d’interprétation s’appliquant à cette interdiction déoraïta de consommer juif –pardon-israélien.
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Existe-t-il une règle du batel bachichim pour le pourcentage israélien ou bien un seul travailleur israélien de l’usine suffit-il à rendre impur l’ensemble de la production ? Et si ce dernier est un arabe israélien ? Sur ce dernier cas de figure, des générations de Sages se cassèrent la tête : la conclusion finale fut qu’on l’autorisa si et seulement si ce dernier était un arabe musulman.

Puisque le Tribunal Rabhinique BDS avait autorisé le médicament contre le Parkison, pourquoi alors ne pas autoriser aussi le Paracétamol Téva ? Le paracétamol fût autorisé, de même que des dizaines d’autres produits israéliens.

Face à cette tendance permissive qui tendait à oublier la lettre de la Loi, un groupe de BDS fit sécession créant les « témoins de BDS ». Ces derniers s’en tenaient à une interprétation stricte, allant jusqu’à laisser mourir de douleur une femme enceinte sans lui donner son Spasfon ou refusant de traiter des parkinsoniens au Rasagiline. Leur credo était tout à fait paradoxal: « Nous continuerons de trembler face aux sionistes».

Les modern-BDS, branche modérée du mouvement, soucieux de la préservation de leur santé et de leur bien-être continuèrent cahin-caha, à tenter d’ajuster monde moderne avec la halakha antisioniste. Leur slogan était : « Antisémites, oui, mais pas suicidaires ! »
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Les libéraux BDS, eux, affadirent tellement le message du mouvement qu’on peut voir jusque aujourd’hui certains d’entre eux écouter Eyal Golan à tue-tête, un falafel dans une main, un Uzi dans l’autre. Une fois par semaine, ceux-là vont à la synagogue égalitaire (antisémites et juifs mélangés) pour y ânonner, sans plus n’y rien comprendre: « Un produit israélien, tu ne consommeras point. »

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Auteur: Jerusadox

A propos de Mise en trentaine

Mise En Trentaine est le pseudonyme d’un vieux trentenaire qui a toujours nourri une passion pour l’investigation, pourvue qu’elle ne lui prenne pas trop de temps. Auteur du célébrissime blog éponyme, il se compromet également à la rédaction d’Actualités Feuj quand ses nombreuses sources lui réservent les scoops les plus exclusifs. Fin limier en surcharge pondérale à peine notable, il préfère miser sur l’humain et la confiance accordée à chacun de ses informateurs, plutôt que de se lasser dans de stériles procédures de vérifications chronophages. Instigateur du site, il n’en porte cependant aucune responsabilité. Ni fierté du reste, si ce n’est celle de dire plus tard à ses petits-enfants au moment de la remise de sa Légion d’Honneur : « Et dire que tout cela a commencé comme une blague d’été… »

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