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Le Bné Akiva : entre révolution et trahison

Le dernier Conseil d’Administration du Bné Akiva s’est terminé sur une impression mitigée : la sensation d’avoir accompli son devoir, mais aussi celle de ne plus avoir de rôle à jouer dans la communauté juive française.

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Ce mouvement, fondé en 1929,  a toujours prôné les valeurs du Rav Kook, Torah et Avoda : respect de la tradition juive et des mitsvot (Torah) associé à un métier (Avoda). Dans l’idéologie du mouvement, ces valeurs n’ont de sens que si elles s’accomplissent en Israël. Ainsi, en promouvant un sionisme militant et actif pendant les activités et les ma’hanot (camps d’été), un nombre toujours plus importants d’actifs s’est installé en Israël.

Le problème ? Les snifim (antennes locales) se vident puisque les jeunes font leur Aliya et leurs enfants s’inscrivent au Bné Akiva israélien.

Plusieurs snifim français ont déjà mis la clé sous la porte par faute d’adhésion : Créteil, Le Raincy, Saint-Mandé. Les autres groupes sont en manque chronique d’effectifs. Selon le trésorier du mouvement : « le montant global des cotisations ne suffit plus à faire tourner le mouvement, ni à payer les permanents. »

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Daniel Saada, membre du CA : « il n’y a que 2 solutions possibles : l’infiltration des autres mouvements de jeunesse ou l’exportation de membres sionistes. »

« Nous avons envoyé des informateurs auprès de l’Hashomer Hatzair, le Dror et les EEIF pour essayer de les infiltrer de l’intérieur. Cependant, la pratique religieuse de ces mouvements nous rend cette approche impossible ! Nos espions nous ont rapporté que même aux EEIF, qui semblait selon nos informations le mouvement le plus proche de nous, ils font la Téfila sans mé’hitsa (séparation) ! Comment voulez-vous que nos madri’him (animateurs) puissent survivre dans un environnement aussi hostile ? Nous craignons de les retrouver pendus avec le lacet de leur ‘houltsa (l’uniforme du mouvement) ! »

« L’autre solution, c’est l’exportation. C’est une idée lumineuse d’un de nos administrateurs les plus diplômés. Il s’agirait de développer une idéologie sioniste qui prône une anti-Aliya militante aux israéliens. Après quelques années de bourrage de crâne pendant les oneg chabbat et les ma’hanot, tous les enfants n’auront qu’une envie : quitter Israël tout en restant sionistes. Cela nous permettra de les récupérer ensuite en France pour relancer notre mouvement et essayer de leur faire refaire l’Aliya. Le problème principal de cette méthode est qu’elle ne remplira les snifim de France que dans 20 ans… »

« En attendant, nous projetons de faire appel à des chli’him (envoyés) volontaires pour aller repeupler et recréer les snifim abandonnés. Ce projet s’appellera : « Un Kibboutz en France » ! Nous avons actuellement près de 100 volontaires à qui on a déjà ouvert les droits auprès de la Caisse des Allocations Familiales et qui sont prêts à affronter les difficultés de la vie en France. »

Une belle idéologie sioniste anti-Aliya.

 

Oyshkenaze

Crédit photo : Wikipédia, BneiAkiva.org

A propos de Oy Shkenaze

Après avoir exercé plusieurs métiers alternant succès et célébrité, Oyshkenaze est revenu à son domaine de prédilection, le journalisme de terrain. Cette passion le poursuit depuis toujours puisqu'en primaire déjà, il était le rédacteur en chef du journal de son école. Sa mère confirme : "Les appréciations de ses professeurs sur ses rédactions et son 11/20 à l'écrit du baccalauréat de français présageaient déjà de la brillante carrière qu'il mène aujourd’hui à Actualités Feuj"

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