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Nicolas Sarkozy, candidat au poste de Grand Rabbin de France

Sarkobarbe

Actualités Feuj (AF) : Bonjour Monsieur le Président… ? Monsieur le Rabbin… ? Comment devons-nous vous appeler désormais Monsieur Sarkozy ?

Nicolas Sarkozy (NS) : Chalom Monsieur Shkénaze, appelez-moi Nicolas-Chemouel.

AF : Pour nos lecteurs, Nicolas-Chemouel Sarkozy, vous venez aujourd’hui nous voir pour annoncer que vous êtes candidat au poste de Grand-Rabbin de France. Mais avant de parler de ça, racontez-nous comment vous êtes devenu Rabbin !

NS : Vous savez Monsieur Shkénaze, après la victoire de François [Hollande] en juin 2012, il me fallait faire une pause. Après 5 ans à diriger la France, on peut plus être comme avant. Le travailler plus pour gagner plus, c’était terminé, moi, j’avais travaillé trop. J’avais besoin d’une retraite spirituelle. C’était soit les ordres, soit la yeshiva… Et comme j’aime trop ma femme… (Rire)

AF : Et vous êtes entré au Séminaire rabbinique de la rue Vauquelin. Qu’en a pensé votre famille politique ?

NS : Quand je vois l’étendue des conseils que je reçois chaque jour de la part de mes conseillers, ça me donne pas envie de les suivre. J’ai toujours eu d’excellents rapports avec la communauté juive. J’en ai parlé à Carla qui m’a dit : « si à 50 ans, tu t’es pas présenté au Consistoire, tu as raté ta vie ». Alors, j’ai suivi le conseil de Carla, j’ai commencé ma formation de Rabbin au Séminaire. J’ai même emmené mon petit-fils Solal au Heder de la rue Pavée la semaine dernière.

AF : Et maintenant, vous vous présentez au poste de Grand Rabbin de France !?

NS : Etre Grand Rabbin de France, c’est un job à ma hauteur, c’est une mission à assumer. Après la démission de Monsieur Bernheim, j’me suis vu devant la glace, j’ai arrêté de me raser et je me suis dit : « regarde, Nico-Chmoulik, tu as donné à la France tout ce que tu as pu et voilà comment elle t’a remercié. Y’a que les juifs qui t’ont toujours soutenu et cru en toi. Vas-y, c’est le moment, va faire quelque chose pour eux ». Bon y’avait aussi Nadine [Morano] qui m’a toujours soutenu, mais elle, elle compte pas.

AF : N’avez-vous pas peur justement, que certains – et je pense à la frange la plus orthodoxe – vous reprochent votre passé non juif ?

NS : Et qu’est ce que je dois faire, hein, M’sieur Shkénaze ? Laisser le champ libre a des amateurs ? C’est ça que vous voulez ? En tout cas, c’est pas ces gens là qui me diront c’que je dois faire et j’veux pas être élu pour eux. Si on veut rendre les juifs plus pratiquants dans notre pays, hein, vous avez l’embarras du choix aux élections. Si y’en a que ça démange d’aller fricoter avec ces gens là, ils ont qu’à y aller les voir, mais ça leur retombera dessus. Parce que qui que ce soit le Rabbin élu, ces gens, ils n’enverront pas davantage leurs enfants dans les Talmud Torah du Consistoire, ils ne feront pas plus confiance dans la casherout du Consistoire ou dans son abattage rituel. Ils n’iront pas plus prier dans les synagogues consistoriales et ne feront pas plus de dons au Consistoire. Ils n’ont pas besoin du Consistoire. Alors pourquoi je devrais me préoccuper d’eux ? Moi, j’suis quelqu’un qui dit ce qu’il pense et ça s’arrange pas. Ce que je veux, c’est de proposer un judaïsme vivant, ouvert, tolérant. C’est un judaïsme qui s’enrichit dans sa diversité et dont on peut être fier. Un judaïsme dont on dit, dans le monde entier : je suis juif et français sans avoir honte de ses institutions, pas vrai ? Et ça, ça demande un grand ménage que je suis le seul à pouvoir faire.

AF : Et je lis dans votre programme que vous voulez établir des contacts avec les Massorti et les Libéraux.

NS : M’enfin ! J’vais pas leur dire « casse toi pov’ type » parce qu’on pense pas pareil ! Même si je sais que négocier avec des Rabbins, hein, c’est pire qu’obtenir l’unanimité à l’ONU (rire). Y sont quand même éduqués, alors, on commencera par se mettre autour d’une table et on parlera. Et si il faut, la table, on la dressera ! (Rire) Et je saurai me tenir à Karo ! (Rires)

AF : Quels sont les autres points de votre programme si vous êtes élu à la tête de l’Institution ?

NS : Vous savez M’sieur Shkénaze, mon programme, je ne l’ai pas sorti de ma poche, hein ? Je suis allé voir les gens et je leur ai demandé c’qui était important que je fasse pour eux :

  • L’Erouv pour tous. Vous avez vu les pauvres familles avec des bébés qui ne peuvent pas sortir de chez eux le Chabbat ? Y deviennent fou. Moi, je m’engage à construire un Erouv dans toutes les villes où il y a des juifs qui y vivent.
  • La Libération des Agounot. Ce que je veux, Oy, c’est que toutes les femmes à qui le mari refuse de donner le guet puissent se remarier. Et je peux vous dire, c’est que ces types, y z’ont pas intérêt à s’approcher de moi. J’ai lu qu’il existe une phrase toute simple que l’ont peut rajouter sur la Ketouba au moment du mariage. C’est ça qu’il faut faire pour protéger nos femmes. Et c’est le premier pas pour donner à nos femmes la place qu’elles méritent.
  • Le Casher moins cher. Vous y pensez vous aux familles nombreuses qui doivent faire leurs courses dans les supermarchés casher ? Je les ai vues, moi, quand j’étais maire, à Neuilly-Casher, à dépenser un SMIC pour Pessah. Il faut faire quelque chose contre ça. Le pouvoir d’achat, c’est important. Les gens oublient que la crise touche tout le monde et les juifs ne font pas exception. J’en ai déjà parlé à Xavier [Niel] pour que le Consistoire s’associe au label Free Casher.

AF : Cher Nicolas-Chemouel, nous vous remercions de nous avoir accordé cette interview. Nous vous souhaitons beaucoup de réussite et de courage dans votre campagne. Un dernier mot à l’attention de la communauté française ?

NS : Moi, je vais vous parler franchement et je le disais justement pendant mes vacances sur le yacht de mon ami, le Rav Bollorévitch : « le judaïsme, ou tu l’aimes ou tu le quittes ! » Vous avez vu, je suis toujours là ! Alors, je remercie à chacun de voter pour moi et de m’aider car mon engagement dans cette élection est total. Je suis même prêt à me convertir si je suis élu.

Auteur : Oyshkenaze

 

Crédit photo : [email protected] (Huffington Post)

A propos de Oy Shkenaze

Après avoir exercé plusieurs métiers alternant succès et célébrité, Oyshkenaze est revenu à son domaine de prédilection, le journalisme de terrain. Cette passion le poursuit depuis toujours puisqu'en primaire déjà, il était le rédacteur en chef du journal de son école. Sa mère confirme : "Les appréciations de ses professeurs sur ses rédactions et son 11/20 à l'écrit du baccalauréat de français présageaient déjà de la brillante carrière qu'il mène aujourd’hui à Actualités Feuj"

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